Transition écologique
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Le coût environnemental de l'IA est colossal et... sous-évalué
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5 min Publicité Le Journal de l'éco Par Anne-Laure Chouin C'est une première mondiale, l'Union européenne a validé un projet de régulation de l'intelligence artificielle, l'IA Act, dans lequel elle demande plus de transparence aux industriels qui la génèrent, mais pas dans un domaine largement ignoré et pourtant très coûteux : sa facture environnementale. Ce qu'on appelle les intelligences artificielles, et notamment les grands modèles de langages (comme ChatGPT) qui permettent notamment de générer du texte, impliquent des millions d'heures de calculs informatiques. Et donc une grande quantité d'électricité et avec cette électricité qui est encore rarement renouvelable, autant de gaz à effets de serre, que ce soit pour chaque ordinateur ou pour les plus de 8 millions de centres de données dans le monde. À cela, il faut ajouter une grande quantité d'eau pour refroidir ces grands centres et un nombre colossal de matériaux rares doublé d'une pollution électronique importante.Publicité À écouter AI Act, comment légiférer sur l'intelligence artificielle ? La Transition de la semaine 12 min En 2019, une équipe de l'université du Massachusetts avait ainsi calculé que le simple entrainement d'une IAOuverture dans un nouvel onglet équivalait en termes de CO2 aux émissions de 205 aller-retour paris New York en avion. L'année dernière, une autre étude de l'université américaine du Colorado avait calculé que poser 25 questions à ChatGPT coûtait un demi-litre d'eau douce ; de quoi atteindre des millions de litresOuverture dans un nouvel onglet si vous multipliez cela par ses 200 millions d'utilisateurs de cet outil.À écouter Datacenters : l'énergie n'est pas donnée La Science, CQFD 58 min Pourtant, ce ne sont que des estimations. L'Université de StanfordOuverture dans un nouvel onglet située dans la Silicon Valley aux États-Unis a montré en juin 2023 en comparant 10 modèles d'IA qu'il est finalement impossible de calculer leur empreinte environnementale réelle et ce, faute de données normées. Ce que demande Laurence de Villers, elle est professeur en intelligence artificielle à la Sorbonne Université et coautrice d'un rapportOuverture dans un nouvel onglet du comité consultatif national d'éthique sur le sujet.En juillet 2023, lorsqu'elle a remis son rapport au gouvernement français, ce dernier a préféré fermer les yeux sur le coût environnemental réel des IA de peur de freiner la création de futurs champions européens de l'IA. Dans le même temps les autorités ont rendu obligatoire une formation aux enjeux environnementaux pour tous les ingénieurs formés en France avec l'objectif d'alerter les futurs faiseurs d'IA sur le coût colossal de ces outils numériques qui selon l'Ademe et l'ArcepOuverture dans un nouvel onglet devrait générer 50 millions de tonnes de CO2 en 2050 en France soit trois fois plus qu'aujourd'hui. D'où l'urgence de le faire savoir aux utilisateurs ; Gilles Sassatelli est le président du conseil scientifique du CNRS en sciences informatiques qui vient de rendre un rapport sur les impacts sociétaux des IAOuverture dans un nouvel onglet.Ce document met l'accent sur l'importance des choix de sociétés nécessaires à lancer sur ces technologies. Poser la question du bénéfice humain associé peut sembler avéré dans certains domaines, notamment la santé, mais il est moins évident dans d'autres comme la surveillance automatique, surtout au regard de sa facture climatique exponentielle.À écouter Livres : un label pour garantir une "création humaine" L'Info culturelle : reportages, enquêtes, analyses 2 min
Analyse
Réponse de ChatGPT
Résumé court
Résumé long
Concepts
Résilience
Justice climatique
Villes en transition
transition maîtrisée
Décroissance
catastrophe
consommation sobre
limites à la croissance
transition écologique
Relocalisation
dislocation
Rationnement
Pic pétrolier
marges de manœuvre
effondrement
anthropocène
contraintes écologiques
Transition énergétique
Sobriété collective
démocratie
Défi climatique